Elle créé des « polémiques inutiles », estime Jean-Michel Blanquer. Interrogé lundi sur BFMTV et RMC à propos de l’écriture inclusive, le ministre de l’Education nationale a estimé que ce n’était « pas une bonne idée », rapporte l’AFP.

Le ministre « trouve que ça ajoute une complexité qui n’est pas nécessaire », et préférerait « revenir aux fondamentaux sur le vocabulaire et la grammaire ». Il estime également que ce procédé, en plus « d’abîmer notre langue », n’est pas bénéfique à la cause de l’égalité entre hommes et femmes, « qui est bonne ».

Lutter contre les stéréotypes et les inégalités

C’est pourtant le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes qui avait incité à l’utilisation de l’écriture inclusive, à travers un guide publié en 2015. Ce style d’écriture est un procédé dont le but est de lutter contre les stéréotypes et les inégalités entre les sexes. En le suivant, on accorde les noms, adjectifs et verbes au masculin et au féminin si les deux genres sont concernés.  Exemple : « Les candidat.e.s à la Présidence de la République. »

Si l’écriture inclusive est déjà utilisée par quelques ministères, collectivités ou universités, c’est sa récente application dans un manuel scolaire de CE2 qui a fait remonter cette polémique.