Les secteurs du tourisme, de la restauration et de l'hôtellerie proposent une gamme de métiers très variée, avec de très nombreuses spécialités. Maintenant une bonne dynamique malgré la crise économique, les entreprises recrutent à bon rythme et misent notamment sur les étudiants en alternance.

Gastronomie, grands vins, patrimoine historique, paysages de mer et de montagnes... La France des cartes postales séduit depuis longtemps les visiteurs du monde entier, qu'ils y viennent pour se détendre, découvrir ou pour travailler.

Ces atouts, qui ne manquent pas de charmer les Français eux-mêmes, font les beaux jours des secteurs d'activité de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme. Ainsi, même en période de crise économique, ils continuent de bien se porter et, par conséquent, de recruter à un niveau relativement élevé. À tel point que la main-d'œuvre manque par moment, notamment en été, mais également à d'autres périodes de l'année...

Un secteur en pleine effervescence

L'hôtellerie-restauration-tourisme concentre, aujourd'hui, plus de 900 000 salariés en France, selon l'organisme paritaire collecteur agréé de l'hôtellerie, de la restauration et des activités de loisirs. Ces trois secteurs présentent des perspectives de recrutement très importantes, derrière lesquelles se cache une immense variété de métiers : commis de cuisine, cuisinier, serveur, réceptionniste, employé d'agence de voyages, maître d'hôtel...

La dernière enquête Besoin en main-d'œuvre (BMO), réalisée chaque année par Pôle emploi, annonce ainsi 70 445 recrutements déclarés en 2014 pour les serveurs de cafés et de restaurants ; 64 142 pour les aides, apprentis, employés polyvalents de cuisine ; 31 598 pour les employés de l'hôtellerie ; 33 434 pour les cuisiniers... Ne serait-ce que pour ces quatre activités professionnelles, les recrutements déclarés cumulés s'élèvent donc à près de 200 000 unités !

Un large spectre de formations

Pour former à ces métiers très souvent techniques, nécessitant notamment l'acquisition de savoir-faire particuliers - mais aussi d'un savoir-être qui tend à prendre de plus en plus d'importance -, hôtellerie, restauration et tourisme ont depuis longtemps recours à l'alternance. Il existe ainsi des formations à tous les niveaux, du CAP au bac +5, voire au-delà !

« La formation en alternance a toujours été mise en valeur dans notre secteur d'activité, témoigne Christian Navet, coprésident de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie Paris Île-de-France. Nous essayons de faire en sorte que les entreprises et les centres de formation des apprentis mènent une politique commune. Pour cela, nous harmonisons régulièrement les formations en fonction des besoins de compétences des sociétés », ajoute-t-il. Des formations qu'il faut de plus en plus marier à des qualités bien particulières.

« L'atout principal pour travailler dans ce secteur d'activité est d'avoir envie, d'être motivé et passionné. Nous sommes également dans des secteurs d'activité et des métiers où l'humain est très important, même en cuisine où l'on travaille en brigade. Il faut aussi apprécier le travail en équipe. Enfin, il faut avoir un sens client relativement important », détaille Catherine Augereau, directrice emploi et formation du Groupe Flo.

Une évolution fondée sur l'expérience

« Comme pour la plupart des employeurs de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme, l'alternance est devenue un mode de recrutement. Nous souhaitons en effet conserver, le plus fréquemment possible, les jeunes que nous avons formés », souligne Jacques Adoue, ancien directeur des ressources humaines du groupe Accor France.

Il faut toutefois savoir que les métiers de l'hôtellerie, de la restauration et du tourisme sont parfois difficiles en raison de rythmes éprouvants et de charges de travail élevées. Les possibilités d'évolution professionnelle sont néanmoins souvent bien plus rapides que dans d'autres secteurs... à condition de développer les compétences adéquates.

Ainsi, un employé de réception peut assez rapidement devenir réceptionniste puis chef de réception. De la même manière, un commis de cuisine peut passer chef de partie, second puis chef cuisinier. Enfin, rien n'empêche de gravir des échelons hiérarchiques très élevés pour devenir directeur d'hôtel ou de restaurant !

Dernière mise à jour : 18 juin 2015