Présentation

Avec le guide-conférencier, l'animateur du patrimoine forme le tandem des villes labellisées "villes et pays d'art et d'histoire". Ces collectivités locales ont signé une convention avec la Direction de l'architecture et du patrimoine aux termes de laquelle elles s'engagent à mener une politique culturelle active.

Même si l'animateur du patrimoine est rarement sur le terrain pour mener les animations, des qualités pédagogiques, relationnelles et culturelles sont indispensables pour concevoir les animations en amont avec l'aide de tiers, comme par exemple les enseignants. Excellent médiateur, l'animateur du patrimoine est également un bon gestionnaire qui sait organiser son temps efficacement.

Valorisation et promotion du patrimoine

Un réseau de plus en plus vaste qui réunit aujourd'hui cent trente villes et pays. Selon cette convention, l'animateur du patrimoine a pour mission d'organiser un certain nombre d'actions de valorisation et de promotion du patrimoine à destination de la population locale, des touristes et des scolaires.

Des actions variées, comme l'explique Florence Albaret, vingt-sept ans, animatrice du patrimoine depuis deux ans et demi dans sa ville d'origine, Cambrai. "Pour les habitants et les touristes, il s'agit par exemple de mettre en place un programme de visites guidées individuelles sur des thématiques variées allant de la découverte approfondie d'un monument historique à celle de l'évolution de l'habitat au fil des siècles par le biais d'un parcours à travers la ville.

Pour les scolaires, cela peut être la découverte de la ville par les cinq sens..." Une diversité qui participe à la richesse du métier, mais pas seulement... Outre le fait d'organiser des visites guidées et de réaliser des animations pédagogiques, l'animateur du patrimoine est avant tout quelqu'un qui porte des projets.

Lorsque responsabilité rime avec disponibilité

Un travail riche et varié, que Florence effectue grâce à l'appui de différents intervenants. "En tant qu'animateur du patrimoine, je dois travailler en très étroite collaboration avec les élus de la ville, qui votent les budgets. Pour certaines manifestations, j'élabore un partenariat avec les autres structures culturelles de la ville que sont le musée et la médiathèque."

Mais si le métier est passionnant, il n'en est pas moins accaparant. "Les visites ne se limitent pas dans le temps. Il y en a aussi bien la semaine que le week-end ou en nocturne. Cela demande une grande disponibilité." D'autant plus que l'animateur, à l'instar de Florence, est souvent en charge d'un service de plus ou moins grande importance selon la ville. " Je suis à la tête d'un petit service qui comprend mon assistante et un emploi-jeune chargé de la maintenance des monuments historiques, explique Florence. C'est un ensemble d'activités et de responsabilités qui implique une somme de travail importante."

Un sacrifice minime pour la jeune femme, au regard de tout le bénéfice qu'elle en tire. "La variété des missions fait qu'aucune journée ne se ressemble. Et rencontrer des gens d'horizons divers et variés apporte une grande ouverture d'esprit. C'est tout simplement passionnant et enrichissant !"

Formation

Devenir animateur de patrimoine

Après bac+3

Son bac+3 en poche, nul ne peut échapper à l'épreuve du concours pour devenir animateur du patrimoine ! Ce concours se scinde en deux parties : les épreuves d'admissibilité et les épreuves d'admission. Les épreuves d'admissibilité se composent de deux écrits portant l'un sur l'histoire générale du patrimoine national, l'autre sur l'histoire du patrimoine de la ville concernée.

L'admission comprend la présentation de deux dossiers de méthodologie traitent respectivement l'un d'un thème général, l'autre d'une action éducative, une mise en situation avec visite d'un site ou d‘un ensemble urbain ou rural commentée en français et dans une langue étrangère, enfin un entretien.

Dernière mise à jour : 7 avril 2015