Présentation

Sous l'autorité des commissaires et des officiers de police (les anciens inspecteurs), le gardien de la paix assure la protection des personnes et des biens.

Les gardiens de la paix doivent faire preuve d'ouverture d'esprit, avoir une bonne capacité d'écoute, et de la disponibilité. Amenés à rencontrer des gens plongés dans un état critique à la suite d'un accident ou d'une bagarre, ils doivent enfin être solides psychologiquement.

Un travail de bureau

Au bout de deux ans, un poste au sein de la Compagnie de sécurité et protection qui dépend de la DOPC est à pourvoir. On recherche un gardien de la paix doté de compétences en informatique. Yoann postule, et obtient l'emploi. Changement de cap ! Il s'agit en effet d'un travail de bureau, avec au programme la gestion des demandes de mutation des gardiens de la paix, le traitement des dossiers médicaux et la tenue à jour de la situation numérique du personnel. Quatre mois s'écoulent, et une nouvelle promotion s'offre à Yoann : le voilà chargé d'exercer le même travail mais à une plus grande échelle, au sein de l'Unité de gestion des personnels et des équipements, autre service de la DOPC. Il reçoit les rapports de tous les services de la police, qu'il doit synthétiser avant de les remettre à son supérieur hiérarchique. "Ce travail rédactionnel me plaît", confie-t-il.

Un métier d'avenir

Après un "bon début de carrière", Yoann ne souhaite pas s'endormir sur ses lauriers. Son projet ? Poursuivre ses études tout en travaillant. Cette année, il prépare à l'université le diplôme universitaire en criminologie et, par la voie externe, le concours de lieutenant de police. S'il échoue, il se donne la possibilité de retenter sa chance, mais en interne. C'est plus facile qu'en externe. Et s'il ne parvient à devenir lieutenant, il mettra le cap sur le poste de brigadier. Chef des gardiens de la paix, ce dernier gère les effectifs et rend des comptes au commandant. Au sein de la police nationale, les moyens d'évoluer ne manquent pas. Et Yoann compte bien les utiliser.

Formation

Comment devenir gardien de la paix ?

Le bac, au minimum

Les gardiens de la paix sont recrutés sur concours. Ce dernier exige au minimum l'obtention d'un baccalauréat. Pour s'y présenter, les candidats doivent avoir la nationalité française et être âgés de dix-sept ans au moins et vingt-huit ans au plus, au 1er janvier de l'année du concours (dérogation possible). Des conditions d'aptitude physique sont requises : mesurer au moins 1,68 m pour les hommes et 1,60 m pour les femmes ; être de constitution particulièrement robuste ; avoir une acuité visuelle, après correction, au moins égale à quinze dixièmes pour les deux yeux, avec un minimum de cinq dixièmes pour un œil, chaque verre correcteur ou lentille ayant un maximum de trois dioptries pour atteindre cette limite de quinze dixièmes. Outre une visite médicale, les candidats passeront un test d'endurance cardio-respiratoire destiné à vérifier qu'ils peuvent normalement s'adapter à l'effort. Autres critères à respecter : avoir un casier judiciaire vierge, être recensé et avoir accompli la journée d'appel de préparation à la défense pour les candidats nés après le 31/12/1978, ou être en règle avec la législation sur le service national pour les autres candidats. Toute note inférieure à cinq sur vingt aux épreuves de composition ou d'entretien est éliminatoire.

Le concours comporte deux séries d'épreuves. D'abord, les candidats passent des épreuves d'admissibilité : composition sur un sujet d'actualité (deux heures, coefficient trois), questionnaire sur la France contemporaine et les institutions (une heure, coefficient deux), raisonnement logique (une heure, coefficient deux), tests psychotechniques (deux heures trente minutes, utilisées comme aide à la décision lors de l'épreuve d'entretien à l'admission). Ensuite, ils subissent des épreuves d'admission : entretien (vingt-cinq minutes, coefficient quatre), épreuves d'exercices physiques (coefficient trois), épreuve orale de langue étrangère (dix minutes, coefficient trois).

Les lauréats reçoivent une formation rémunérée d’un an (un peu plus de 1200 euros net/mois) en école de police. Leur titularisation est subordonnée à la possession du permis de conduire (catégorie B). L’engagement de rester au service de l’Etat est de quatre ans.