Présentation

Outre des connaissances pointues en microtechnique et en mécanique, le métier d'horloger demande de la précision et une grande dextérité manuelle. Une bonne vue et une patience à toute épreuve sont notamment des qualités indispensables.

Attention : l'horlogerie est un travail où la position assise est bien souvent permanente. Enfin le goût pour les beaux objets semble ici une condition implicite.

Un métier qui requiert de nombreuses compétences

« Réparation, restauration d'anciennes pendules ou horloges, fabrication de pièces, réglage de la chronométrie... pour toutes ces activités liées au métier, un horloger doit à la fois être micro-électricien, mécanicien et électronicien ! » , explique Thierry. Les horlogers sont pour la plupart des artisans, un statut difficile à assumer : « Je travaille 70 heures par semaine. Entre la gestion, la communication, les clients, les fournitures et le stock, on ne s'ennuie pas ! » Thierry a décidé d'ouvrir son propre atelier : « Mais je ne fais pas de vente, je préfère me consacrer à la réparation et à la restauration : cela me permet de travailler sur de très belles pièces. J'y passe des heures et, du coup, je m'y attache : parfois je n'ai pas envie de rendre aux clients l'objet sur lequel j'ai travaillé ! Bien souvent, c'est très émouvant car les pièces qui passent entre nos mains sont chargées de souvenirs : certaines véhiculent toute une histoire. »  L'horlogerie, métier d'un autre temps ? « Il est vrai que les horlogers sont peu nombreux de nos jours, mais je compte bien prendre des apprentis pour perpétuer ce métier merveilleux ! »

L'horlogerie a muté : plus personne n'utilise de montres mécaniques aujourd'hui !

C'est aussi l'avis de Jean-Claude, horloger, lui, depuis plus de trente ans : « C'est un très beau métier mais il ne faut pas penser aux 35 heures et l'argent ne doit pas être une motivation, c'est une histoire de passion avant tout. On rentre dans l'horlogerie un peu comme dans les ordres ! Moi je suis heureux car j'aime ce que je fais : depuis que j'ai cinquante ans, j'ai compris que j'étais fait pour être heureux et non pour être riche ! » Son seul regret : la marginalité dans laquelle tombe le métier : « La grande distribution et ses poseurs de piles nous font du tort, ainsi qu'à tous les métiers d'art d'ailleurs. » Du coup, Jean-Claude s'est aussi formé à la bijouterie : « Au départ je ne voulais faire que de l'horlogerie, mais les clients me ramenaient de plus en plus de bijoux à restaurer. Je sous-traitais, mais vu que c'est une activité rentable et qui ne me déplaît pas, je me suis formé à la bijouterie par le biais de stages professionnels. Cela me permet de continuer à faire le métier que j'aime, » conclut-il.

Formation

Comment devenir horloger ?

Les activités de l'horloger correspondent à deux niveaux de qualification : celui d'horloger ouvrier, appelé aussi agent d'atelier, et celui de technicien horloger. Le premier, selon son lieu de travail, est chargé de tâches comme le contrôle, le réglage et la réparation des pièces, le montage et l'assemblage de composants ainsi que de la vente d'articles d'horlogerie. Le second exécute les mêmes tâches mais peut élargir ses compétences : il connaît les dernières techniques existantes, les nouveaux métaux et alliages et peut ainsi concevoir lui-même des mécanismes. En tant que cadre, il peut aussi s'occuper de la gestion de l'entreprise pour laquelle il travaille, voire créer la sienne !

Avant le bac

Les bases du métier, c'est par le biais du CAP Horlogerie que vous les acquerrez. C'est un cursus de deux ans, bien souvent préparé par la voie de l'apprentissage. Au programme : du dessin technique, des mathématiques et des sciences, de l'expression française, des cours sur la connaissance du monde contemporain, de la comptabilité/gestion ainsi que de l'économie familiale et sociale, des langues et enfin de l'éducation physique et sportive. Vous pouvez dès lors vous insérer sur le marché du travail, mais si vous souhaitez un jour créer votre atelier, mieux vaut tenter de poursuivre vos études.

Après un CAP

Pour accéder au niveau de technicien, il vous faudra passer un bac professionnel artisanat et métiers d'art, option horlogerie. Suite logique de CAP, ce bac vous demandera deux années d'études supplémentaires et vous permettra de vous perfectionner dans le métier.

Après le bac

Enfin, pour obtenir le niveau de technicien supérieur, vous pouvez vous attaquer au DMA (diplôme des métiers d'art) après deux ans d'études dans un lycée polyvalent.