Présentation

La profession de maréchal ferrant connaît actuellement un nouveau souffle.

Connaissances approfondies du pied et de l'anatomie du cheval certes, mais aussi grand sens psychologiques. Le maréchal ferrant doit tout autant traiter avec le propriétaire que l'animal. Avec l'un et l'autre il doit faire preuve de patience. La mobilité géographique est indispensable. Pour sortir des sentiers battus ou simplement rester performant, il faut pouvoir apprivoiser les technologies qui arrivent sur le marché. Une condition physique au top. Seule une dizaine de femmes exerce ce métier, très dur physiquement.

Le métier de maréchal ferrant

Aux premières heures du jour, le maréchal ferrant est déjà sur les routes, au volant d'une camionnette-atelier sur mesure. Pinces à river, brochoir, râpe, clous, tricoises, dégorgeoir, mailloche, forge, enclume... tous les outils indispensables y sont soigneusement rangés. "La plus grosse saison va de mars à octobre, avec les fêtes taurines", nous explique Vincent, "mais je travaille toute l'année, il m'arrive même de refuser des clients, car je veux continuer à faire mon travail consciencieusement."
Un ferrage simple prend environ une heure. L'approche est un moment crucial, le maréchal ferrant doit être en mesure de calmer et faire obéir n'importe quel animal. Les plus turbulents reçoivent parfois des calmants. Un cheval est potentiellement dangereux.

Un raisonnement de plus en plus technique

Les outils ont peu évolué depuis le Moyen Âge. La forge à gaz a remplacé celle au charbon, mais c'est à peu près tout. Les étapes sont toujours les mêmes, enlever le fer, râper l'excédent de corne qui a poussé, poser et ajuster le nouveau fer et un dernier coup de râpe sur le bord du sabot pour égaliser. Les ferrures, elles, ne cessent de progresser. Le maréchal-ferrant est donc à la fois un artisan et raisonne de plus en plus en technicien spécialisé. A chaque ferrure un emploi et donc un matériau. La plupart des maréchaux ont une clientèle ciblée : chevaux de saut d'obstacle, trotteurs, galopeurs... Car les techniques sont totalement différentes.

Formation

Comment devenir maréchal ferrant ?

Après la classe de troisième deux possibilités de formation, pour des jeunes très motivés. Beaucoup de travail et au final peu d'élus.

Le CAPA

Le CAPA (Certificat d'aptitude professionnelle agricole) "spécialisation maréchalerie" intéressera en priorité les jeunes qui veulent entrer immédiatement dans la vie active, après deux ans d'enseignement. Six établissements y préparent.

Le BEPA

Autre possibilité, le BEPA (Brevet d'études professionnelles agricoles) "activités hippiques spécialités maréchalerie". Ce dernier est davantage un diplôme de poursuite d'études vers le BTM (Brevet technique des métiers).

Le BTM

Le BTM "maréchalerie" se prépare en deux ans en alternance. Sont approfondies les connaissances des formations précédentes, aussi bien au niveau de la pratique de la forge et du ferrage que de la gestion, de l'économie professionnelle avec des études de cas. En moyenne, chaque établissement ne forme que cinq à six élèves par an et par établissement. De ce fait, ils sont très recherchés.